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Posts Tagged ‘innovation’

Vous innovez ? Et bien, communiquez maintenant !

Face à la pression concurrentielle, notamment des prestataires low-cost, l’innovation serait la recette miracle pour les entreprises. Sous-entendant que les nouveaux ateliers du monde dans les puissances émergentes n’(aur-)ont pas cette capacité d’excellence ! Quoiqu’il en soit, et sans doute parce qu’il est plus aisé de le dire que de le faire, les entreprises portent beaucoup d’attention à celle-ci.

D’autant que l’innovation, à l’instar de l’abondante prose existante sur le sujet, est protéiforme. Innover ce n’est pas uniquement réaliser de nouveaux produits ou services, c’est à dire aller sur (décrocher ?) la lune. Cela peut être aussi de les produire différemment, c’est-à-dire de s’y rendre par d’autres moyens (une fusée, une navette, une station orbitale,…).

Innovation et communication sont-elles miscibles ?
Etonnamment, alors qu’innovation est synonyme de changement, elle ne rime que rarement avec communication ! En particuliers, lorsque les changements portés par l’innovation se destinent aux processus internes de l’entreprise. Combien d’entreprises engagées dans des projets critiques, portés par la direction générale, doublent leurs initiatives d’un plan de communication à la hauteur des enjeux? J’entends ici une communication officielle (radio-moquette ne rentre pas dans cette classification) répondant aux propriétés de notre monde hyper-connecté. Dans un monde des affaires qui s’aplatit, une hiérarchie qui s’horizontalise, l’époque de la grande messe ponctuelle, ouverte au seul cercle des initiés/présents (tant pis pour les absents et pour les différents cercles concentriques de l’écosystème), dont l’interactivité se limite à une séance de questions/réponses rigide et convenue, est révolue.

Ce qui est en train de devenir la norme (même si la route est encore longue) pour la communication extérieure de la marque, à savoir tirer avantage de la communication par l’image (vidéo), des réseaux sociaux, de la mobilité pour des expériences connectées toujours plus engageantes, reste aujourd’hui à la porte de la communication interne de l’entreprise. Forrester prévoit pourtant que $2 milliards seront investis dans les programmes Marketing et Communication cette année, et près de $5 milliards en 2016.

Rappelons ici une évidence à mettre en perspective des enjeux. 90% des projets innovants (dans lesquels on inclut à la fois l’innovation d’exploitation dite défensive et l’innovation d’exploration dite offensive selon la dichotomie présentée par Paul Millier dans Stratégies et marketing de l’innovation technologique) sont des échecs patents. Car un, si ce n’est LE facteur principal d’échec tient à la communication.

Et la communication interne alors ?
Livre blanc e-MarketingIl va dans les projets de transformation comme dans les projets d’ingénierie qu’une information manquante, imprécise, changeante peut mettre à mal l’investissement global. Cette fameuse résistance au changement dont parlent les gourous du management n’est au final qu’un problème de communication, d’information, de formation. Or chacun le perçoit : en la matière, la qualité prime sur la quantité. Une information manquante, « non-officielle » ou bien abondante mais contradictoire impacte en premier lieu non pas le jugement de chacun, mais le degré de confiance dans son propre jugement. D’où la résistance par manque d’adhésion individuelle et collective au-delà du noyau dur.

« Dites la vérité car tôt ou tard le public l’apprendra et vous ne pourrez plus rien contrôler. Si les gens vous critiquent, changez votre façon de faire. » prêchait Ivy Lee, inventeur des relations publiques et de la communication de crise. Interrogeons-nous alors : les efforts que l’entreprise consent pour sa communication envers ses actionnaires, son marché, ses clients, ses partenaires ne devraient-ils pas également se tourner vers l’interne ? Poser la question c’est déjà y répondre, alors que les réseaux sociaux redistribuent les cartes de la communication d’entreprise, en mélangeant allègrement vie privée et vie professionnelle.

Pour vous familiariser avec les nouvelles pratiques et les potentialités du e-Marketing, je vous invite à télécharger (gratuitement) le livre blanc que j’ai eu le plaisir d’écrire avec mes amis Jean-Louis Bénard et Guillaume Mikowski. Si pour une raison quelconque vous ne l’obtenez pas après avoir rempli leur formulaire de mise en relation, je me ferais un plaisir de vous l’adresser personnellement.

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Bienvenue dans le monde des nano

Les anthropologistes isolent 4 étapes dans l’histoire humaine : la cueillette et la chasse, l’agriculture, l’énergie thermique et l’âge atomique. Déjà une nouvelle ère s’annonce : les nanotechnologies.

Constituées d’une poignée d’atomes, mille fois plus petits qu’un globule sanguin, cent fois plus résistants que l’acier, les objets issus des nanotechnologies n’en finissent pas d’émerveiller. Et d’inquiéter!

Dans le domaine de la santé, les possibilités offertes par la maitrise de l’infiniment petit sont immenses. Des nano-capsules peuvent délivrer un médicament au coeur même des cellules malades, ou aider à redonner vie à des tissus morts…

Pour soigner une carie, la fraise du dentiste ne sera peut-être bientôt plus utile. Il suffira d’appliquer un gel à base de nano-capsules comprenant des cellules de pulpe dentaire et un anti-inflammatoire pour voir les tissus se multiplier par huit en un mois et reconstituer ainsi la dent malade. Expérience réussie sur la souris… qu’il ne reste plus qu’à appliquer à l’homme.

Dans le traitement de certains cancers également, l’injection de nanocristaux d’oxyde de fer sont envisagés. Soumis à un champ magnétique, ces capsules s’échauffent et détruisent la tumeur.

Né par hasard dans les laboratoires japonais de NEC en 1991, le prince nanotube de carbone ne limite pas ses usages à ces aspects curatifs et promet d’envahir très prochainement des pans entiers de notre vie quotidienne.

La preuve? La puissance de nos ordinateurs encore augmentée avec des composants toujours plus miniaturisés et moins consommateurs d’énergie? La lumière de nos ampoules (maintenant à base de diodes électroluminescentes) 10 fois moins énergivore et 100 fois plus résistante? La propreté des toitures ou des vitres rendues autonettoyantes par photocatalyse? Le fouetté de votre raquette de tennis 10% plus rigide sans être plus lourde? La peinture résistante aux UV? Le dentifrice antibactérien? C’est la nano-parade!

Cependant au regard du débat public houleux qui s’est tenu en France en 2010, l’évaluation des risques éthiques et environnementaux inhérents à cette nouvelle technologie se pose. En effet de par leur dimension nanométrique, ces particules peuvent s’immiscer dans tous les compartiments du vivant, de l’organisme jusqu’au noyau des cellules. Qu’en est-il donc des questions de traçabilité ou d’étiquetage (espionnage) à notre insu?

Mais peut-on pour autant se passer des promesses de ce joker technologique dans l’assainissement de l’eau, la dépolution des sols ou le piégeage du CO2 ? Autant de sujets hérités de l’innovation constante de l’homme et qui pourraient devenir une affaire vitale pour l’humanité toute entière?

Bien que l’Agence française de Sécurité Sanitaire (ANSES) prône l’application du principe de précaution dans son rapport sur les risques liés aux nanomatériaux, le Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) a d’ores et déjà recensé 475 produits contenant ce type de matériaux en 2010, contre 159 l’année d’avant. Il est probablement déjà trop tard pour arrêter l’histoire en marche. Et comme toujours, nul ne sait où elle conduira l’humanité.

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